Traumatisme dû à la Suspension : 3 Mythes à Connaître

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Les traumatismes liés à la suspension portent plusieurs noms différents : suspension du harnais, pathologie induite par le harnais et intolérance orthostatique (le terme médical). Les conséquences peuvent être fatales, et il est important de connaître les symptômes et les moyens d’empêcher leur apparition.

Les traumatismes liés à la suspension ont leur part d’idées fausses – l’une des plus importantes est qu’il s’agit d’un mythe.

Dans cet article, nous abordons trois mythes qui entourent les traumatismes liés à la suspension que vous devez connaître.

MYTHE N°1 : LE TRAUMATISME DE SUSPENSION N’EST PAS RÉEL

C’est le cas ! Le traumatisme de suspension se produit lorsque le mouvement d’un travailleur est suspendu verticalement, restreint et vertical pendant une période prolongée et qu’il perd conscience.

Mais pourquoi cela se produit-il ? Le sang s’accumule dans les jambes et les fait gonfler, tandis que la tension artérielle baisse. Généralement, lorsque la victime s’évanouit en raison d’une intolérance orthostatique, le sang circule à nouveau dans le corps – un travailleur équipé d’un équipement antichute restrictif ne peut pas faire cela.

Cela peut aussi être mineur – un exemple courant est celui des personnes qui sont immobiles pendant de longues périodes et qui s’évanouissent, ou qui ont des vertiges lorsqu’elles se lèvent.

Imaginez que vous avez arrêté une chute, que vous n’avez pas de plan de sauvetage et que les premiers secours sont toujours en route. 5 minutes, 10 minutes, et maintenant 25 minutes passent. Vous savez qu’un traumatisme de suspension peut s’installer après seulement 30 minutes. Le temps passe. Vous êtes couvert de sueur, vous vous sentez étourdi et terriblement nauséeux.

Finalement, vous êtes coupé et vous vous évanouissez, inconscient. Vous êtes à l’hôpital – il y a de la paperasse, du temps perdu et des enquêtes sur les incidents à mener. Qui aurait cru qu’un petit dérapage pouvait causer autant de problèmes ?

Oui, vous êtes en vie, mais la prochaine fois, vous aurez certainement un plan de sauvetage. Et le traumatisme de suspension est bien réel.

MYTHE N°2 : LES HARNAIS DE SÉCURITÉ FONT DISPARAÎTRE LES TRAUMATISMES DE SUSPENSION

Le traumatisme de suspension est toujours une réalité. Oui, l’éducation, la formation et l’équipement réduisent les blessures et les décès sur les lieux de travail industriels, mais la prévention reste une priorité. Il existe des vaccins pour des maladies comme la rougeole, mais les gens continuent de les contracter s’ils n’utilisent pas de mesures préventives.

Les facteurs individuels augmentent le risque qu’un travailleur développe le traumatisme, et ses effets ne sont pas faciles à prévoir d’une personne à l’autre.

Ces facteurs sont les suivants :

  • la capacité de l’individu à gérer l’anxiété/le stress
  • Sélection et ajustement des harnais
  • Une formation médiocre
  • Blessure ou maladie antérieure

C’est pourquoi la formation est essentielle. Il est important d’apprendre aux employés non seulement ce qui se passe lorsqu’on utilise le mauvais EPI, mais aussi les mécanismes d’adaptation psychologiques pour aider un travailleur à faire face à une chute potentielle. Une formation adéquate soulignera également l’importance de bouger continuellement les jambes de manière spécifique pour maintenir la circulation – Il est important Le bon harnais de sécurité et les bonnes sangles de jambes permettront au travailleur de bouger.

MYTHE N°3 : QUAND LE HARNAIS EST ENLEVÉ, C’EST FINI 

Ok, donc quand j’enlève le harnais de sécurité, je vais bien, non ? Faux.

Les travailleurs en position verticale doivent recevoir des soins médicaux immédiatement après avoir été libérés. Dans le passé, les victimes de traumatismes liés à la suspension sont mortes après avoir enlevé le harnais – c’est ce qu’on appelle la “mort du sauvetage”.

Certains médecins pensent que cela est dû au fait que le sang essaie de circuler dans le corps à son rythme normal et ne peut pas le faire. Saviez-vous que les muscles des jambes sont l’une des pompes auxiliaires de votre corps ? Lorsque les jambes pendent, immobiles et en position verticale, elles pincent les artères et le sang ne peut pas circuler vers les parties cruciales du corps, comme le cœur et le cerveau. Les principales zones touchées sont les suivantes :

  • la circulation des jambes
  • Circulation cardiaque
  • Circulation des cerveaux

Heureusement, comme nous l’avons mentionné ci-dessus, les environnements industriels bénéficient d’équipements de protection individuelle (EPI) et de formations appropriés pour prévenir les traumatismes liés à la suspension. Les blessures enregistrées à la suite d’un traumatisme de suspension sont quelque peu rares, mais la formation et un EPI approprié sont essentiels.

Un harnais qui ne s’adapte pas correctement, qui n’est pas adapté aux bons accessoires ou qui est inconfortable, fait plus de mal que de bien. N’oubliez pas : les traumatismes de suspension existent, le bon harnais de sécurité permet de les éviter et les effets négatifs des traumatismes de suspension peuvent persister après que le harnais ait été retiré. Il est important de vous former, ainsi que les travailleurs (même ceux qui ne travaillent pas en hauteur), aux risques et aux procédures à suivre avant, pendant et après une chute.

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